
Le
séisme du 26 décembre 2004
Les tsunamis* [Raz de marée ou vague sismique]
qui ont dévasté les côtes du sud de l'Asie, le 26
décembre 2004, sont la conséquence d'un séisme de
magnitude 9 sur l'échelle de Richter*[Elle mesure l'intensité du
séisme à l'épicentre; la graduation s'étend
de O à 9], survenu à 250 km du sud-est Banda Atjeh
(Sumatra) par une dizaine de kilomètres de profondeur. Cette
secousse considérable résulte du glissement de la plaque
indo-australienne océanique sous la plaque continentale de la
Sonde.
Ce mouvement de subduction de 4 à
5 cm par an, a débuté il y a 50 millions d'années,
lorsque l'Inde est entrée en collision avec l'Eurasie
créant la chaîne de l'Himalaya. Ces mouvements provoquent
des tremblements de terre. En 2000, il y a eu en séisme de 7.9
sur l'échelle de Richter. Mais il faut se reporter à
1797, 1833 et 1861 pour connaître des tremblements de terre de
cette ampleur.
Les tsunamis sont des phénomènes
anciens et rédoutés. En pleine mer, les tsunami
présentent peu de dangers en raison de la profondeur de
l'océan. Mais à l'approche des côtes, du fait du
relèvement du fonds marin, l'eau s'accumule et la vague prend de
la hauteur. (en 1883, une vague de 35 mètres frappa les
côtes indonésiennes)
Le séisme du 26 décembre 2004 a
été d'une très grande ampleur : son
énergie équivaut à l'énergie
déployée par
23 000 bombes atomiques similaires à celle d'Hiroshima (1945).
le séisme a également modifié la rotation de la
terre sur son axe et raccourci la durée du jour de 2.676
microsecondes. De nombreux mouvements de terrains ont été
constatés (surélévation ou disparition de
terres..).
Afin de provoquer un tsunami, la
magnitude du séisme doit atteindre au moins le degré 7.5
sur l'échelle de richter. Tout indique qu'un cataclysme
similaire pourrait frapper la région dans 50 à 100 ans.
Les séismes et les tsunamis qui
ont suivi dans l'Océan Indien ont provoqué environ 150
000 morts dans 8 pays asiatiques et 5 pays africains. De nombreuses
îles ont été complètement ravagées.
L'Indonésie a payé le plus lourd tribut. En Occident
plusieurs milliers de touristes sont déclarés diparus.
L'Organisation mondiale de la santé estime à 5 millions
le nombre de personnes déplacées en Asie. Elle redoute
que des épidémies coûtent la vie à plusieurs
milliers d'entre elles.
La solidarité internationale a
été très importante ; le coordinateur de l'aide de
L' Onu a affirmé : « ce que nous avons récolté en
six jours pour ce seul désastre humanitaire est aussi important
que ce que nous avons réuni pour les vingt pays traversés
par des crises en 2004 ». La population allemande a
versé près de 30 millions d'euros. En Suède, deux
téléthons ont permis de recueillir 340 millions d'euros.
Les associations reçoivent des dons très
élevés qui témoignent d'une forte mobilisation
populaire (Croix-rouge, Médecins sans frontières, Action
contre la faim, Secours catholique...).
Les particuliers ne sont pas les seuls donateurs :
les entreprises multiplient les initiatives : Carrefour, Total, Exxon
mobil envoient également des médicaments, du
matériel et de l'aide alimentaire. Les trois opérateurs
mobiles français (Sfr, Orange, Bouygues) ont lancé par le
biais des sms une opération en faveur des victimes.