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                                  La médecine coloniale                 



     Les métropoles ont contribué à l'amélioration de la situation sanitaire dans un grand nombre de colonies. Les médecins luttent contre les effets desastreux de nombreuses maladies tropicales telles que la Malaria (paludisme), la maladie du sommeil (trypanosomiase) et la fièvre jaune. Le choléra, la tuberculose, la dysentrie et la variole font également des ravages dans les espaces colonisés.

     Au début de la colonisation, les soins concernaient essentiellement les colons et étaient dispensés dans les bases militaires (Saïgon, Tananarive, Hanoï, Dakar..). Devant la forte demande sanitaire de la population, une nouvelle structure médicale va se mettre en place : l'AMI ( Assistance Médicale Indigène gratuite).. D'après Hessling (« L’Assistance Médicale Indigène et la Colonisation », Revue de Madagascar, n°4, Avril 1905), la création de cette organisation avait également un objectif politique :

« Du point de vue politique, l’assistance médicale est un puissant instrument de propagande et on a souvent dit qu’une mission médicale pouvait quelques fois plus qu’une opération militaire pour la conquête d’un pays ou la pacification d’une région » .

Des écoles de médecine furent également construites afin de fournir une main d'oeuvre médicale de proximité, importante et peu coûteuse (école de Tananarive 1896) ;

 Par ailleurs, le Service de Santé des  Troupes  coloniale crée en 1900 forme du personnel (infirmières, assistants sanitaires, sage-femmes) et développe de nombreuses infrastrutures sanitaires. . Dès 1903, Les microbiologistes des troupes coloniales complètent leur formation à l'Institut Pasteur.


     Avec le triomphe des pastoriens, à partir de la fin du XIX ème siècle, la médecine coloniale connaît une véritable révolution ; on pensait auparavant que les maladies provenaient  des pratiques culturelles et hygièniques.


     Les découvertes de Koch (vaccin contre la tuberculose) et de Pasteur (vaccin contre la rage) remettent en causes ces croyances et permettent de cibler beaucoup plus efficacement la maladie. Les virus et les microbes deviennent ainsi les principaux ennemis à éradiquer.

     Des séances de vaccination collective ainsi que la diffusion de la quinine permettent d'obtenir une baisse importante  de la mortalité. Au Cameroun, le docteur Jamot parvint ainsi, en 1921, à faire reculer la maladie du sommeil.

     En Indochine, la médicalisation s'est affirmée par le développement des  moyens préventifs (vaccins) et l'action du Service d'Assistance Indigène (AMI). A partir de 1920, le territoire indochinois comprenait un réseau dense d'Hôpitaux et était parcouru par de nombreux missions itinérantes.

     La réussite médicale coloniale a sans aucun doute était pour les populations locales un des principaux bénéfices de l'expansion européenne.

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