La controverse religieuse
des icônes
En 691, le Concile de Quinisexte
recommande aux artistes de faire figurer le Christ sous son image
humain et les icônes (eikon siginifie image) deviennent alors de
véritables objets de culte. En 730, la destruction des
icônes traduit la crise de l'iconoclasme ravivée en 754
par les décisions du Concile d'hiérea proscrivant la
réalisation d'images saintes qui devient une
hérésie.
Deux empereurs
byzantin vont ainsi interdire le culte des icônes, léon
III (717-741) et Constantin V (741-775). Les adversaires des
icônes redoutent un retour à l'idolatrie et une
transgression de l'interdiction de représenter Dieu dans
l'ancient testament.
Peu après cependant, l'Impératrice Irène
rétablit le culte des icônes par le biais du
deuxième concile de Nicée en 787. Les défenseurs
des icônes mettent en avant l'incarnation du verbe. Les
iconoclastes (briseurs d'icônes deviennent des
hérétiques).
Toutefois,
à partir de 813, une
nouvelle période iconoclaste éclate et prend fin en
842.
Le nouveau concile de 843 affirme fermement et
définitivement l'usage et la vénération des
icônes.
c'est ensuite l'âge d'or des
icônes que l'on
trouve dans les sanctuaires mais aussi chez les particuliers.
La
victoire de 843, connue sous le nom du triomphe de l'orthodoxie est
fêtée le premier dimanche du carême.
Tableau, la vierge et l'enfant. source de l'image : www.metmuseum.org