L'instruction dans les colonies


   
Présentée dans la métropole, comme un accomplissement de la colonisation, l'instruction progresse mais reste insuffisante et ne remet pas en cause les inégalités sociales. La situation des colonies est très inégale du point du vue de l'éducation. Il semble que l'Indochine ait connu une scolarisation plus poussée qui permis une modernisation de la société.

     A l'opposé, l'instruction en Algérie n'a pas été pour la plus grande partie de la population,  un facteur d'assimilation. Cette situation peut être attribuée à la méfiance  des gouvernements  face à l'instruction des indigènes qui pouvait former des insurgés. Ainsi,  en 1930, soit cent ans après la conquête,  seulement 5.4 % des musulmans étaient scolarisés. Les arabes étaient nombreux à suivre les cours de l'école primaire mais l'école secondaire leur restait peu accessible.

     La langue arabe qui,  en 1850, était pratiquée par une partie très importante de la population, fut déclarée "langue étrangère" en 1933. L'arabe pouvait être enseigné dans les écoles coraniques privées. Les étudiants souhaitant poursuivre leurs études supérieures en arabe pouvaient  étudier -s'ils obtenaient les papiers nécessaires- dans les universités de Tunis, de Damas ou du Caire.

     Malgré les faiblesses de la scolarisation, des indigènes ont pu par leur études supérieures,  suivies souvent dans les métropoles,  acquérir une conscience politique et revendiquer une émancipation des colonies.