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L'Empire byzantin





 


                                                                Le concile de Nicée





    
Le concile de Nicée est le premier concile oeucuménique de l'histoire réunissant de nombreux patriarches et évêques de l'Empire. La décision d'organiser ce concile a été du ressort de l'Empereur et  non du Pape, ce qui montre bien l'ingérence impériale dans les affaires religieuses. N'oublions pas néanmoins que l'Empereur dispose d'un pouvoir sacré et qu'il a donc toute autorité (avec le soutien du peuple qui le vénère) pour intervenir dans des réunions religieuses.



    . Arius, un prêtre d'Alexandrie a développé depuis 320, une doctrine hétérodoxe qui remet en cause la nature divine du Christ et donc l'existence de la trinité, fondement de la religion chrétienne. Jésus est donc considéré comme subordonné à Dieu et ne sera réellement divin qu'à sa mort. Craignant que cette doctrine se répande et provoque des dissensions religieuses remettant en cause l'unité de l'Empire, Constantin décide donc d'organiser ce concile oecuménique.




 Plus de 200 évêques vont s'affronter lors de ce concile et aboutira à la condamnation de la doctrine d'Arius (l'arianisme) et à son exil. Le évêques proclament que le Fils est consubtanciel au Père, c'est à dire qu'ils sont de même substance ou nature. Cependant l'arianisme ne s'éteindra pas pour autant et provoquera pas la suite de nombreux troubles religieux. L'Empereur Constantin lui-même ne restera pas insensible  à l'arianisme puisqu'il l' adoptera à la fin de sa vie.


  Toutefois, le concile de Nicée restera dans l'histoire comme ayant fait une première définition dogmatique du christianisme.