L'EMPIRE
BYZANTIN
1) Un bref historique
En 395,
l’Empire romain est
divisé en deux , donnant naissance à l’ouest à
l’Empire d’Occident et à l’est à l’Empire d’Orient. La
chute de l’Empire romain d’Occident en 476 fait
de l’Empire d’Orient
l’unique rempart face à la menace barbare. Les empereurs
byzantins qui se sont succédés, ont essayé non
sans mal de
restaurer la grandeur de l’Empire romain. .
La capitale, Constantinople,
fondée en 330,
témoigne de la volonté de l'Empereur
Constantin Le Grand
(280-337) de bâtir
une nouvelle Rome. L’extension de l’Empire byzantin est à son
maximum sous le règne de Justinien mais le territoire
impérial subit par la suite les agressions musulmanes et
barbares.
En 1204,
les croisés
pillent Constantinople et amorcent le déclin progressif des
byzantins. L’Empire byzantin fragilisé, ne peut repousser les
turcs qui prennent la capitale en 1453.
Après 1 000 ans
d’existence, le monde byzantin est rayé de la carte.
2) La puissance des empereurs
Les empereurs byzantins disposent du pouvoir universel.
Représentant Dieu sur terre, il est divinisé (on se
prosterne devant lui). Dans de nombreux tableaux, l’Empereur est
représenté en compagnie du Christ et de la vierge et
porte souvent une auréole. Etant le lieutenant de dieu, il doit
diffuser la religion chrétienne par les conquêtes et les
conversions qui s’en suivent. De même que Dieu est unique,
il ne peut régner qu'un empereur.
Si celui-ci ne respecte pas
les dogmes de l'Eglise, il est considéré comme un
traître et Dieu l'abandonne. Cela explique les nombreuses
usurpations réussies, Dieu ayant choisi des empereurs
correspondant plus à l'idéal chrétien.
L’Empereur est donc tout puissant et appuie son pouvoir sur
l’armée et sur l’administration. A partir du règne de
Justinien, l’Empereur est souvent représenté portant un
globe surmonté d’une sphère qui symbolise le pouvoir
universel divin. De tous les souverain byzantins, L’Empereur
Justinien (527-565) s’est démarqué par
son
œuvre militaire mais aussi judiciaire (code
Justinien)
3) Le cadre religieux
Le christianisme, religion d'Etat, depuis le règne de
Constantin, se répand progressivement dans l'Empire. Cependant,
les empereurs dont Constantin, interviennent souvent pour modifier le
fonctionnement et le dogme chrétien (question épineuse de
la trinité...). En 325, Constantin réunit le Concile de
Nicée qui est le
premier concile oeucuménique de l'histoire.
En 451, le concile de
Chalcédoine
condamne les hérésies et réaffirme le dogme
de la sainte trinité (un
dieu en trois personnes). Les évêques orientaux
proclamment également l'égalité entre le
patriarcat de Constantinople et le pouvoir papal à Rome. Le pape
Léon 1er réprouve énergiquement cette
décision ; cette situation préfigure la rupture entre les
deux églises en 1054.. De nombreuses tensions religieuses vont
naître en 730 à propos de la vénération ou
non des icônes.
La crise de l'iconoclasme prend fin en 843 sous l'impulsion de
l'Impératrice Irène.
De nombreux missionnaires tels que
Cyrille et
Méthode
contribuèrent à l'évangélisation des slaves
(Bulgares en 864, russes en 984)
L'incompréhension et les
rivalités entre le siège papal de Rome et le patriarcat
de Constantinople provoquèrent la rupture le
schisme de 1054.
4) L'art byzantin
L'Empire byzantin, au carrefour des influences orientales et
occidentales, a produit une grande variété d'oeuvres
d'art tournée surtout vers les représentations
religieuses.. la qualité de l'architecture sacrée
se retrouve dans la splendeur de la
basilique Sainte Sophie. Le plan basilical romain est
progressivement remplacé par le plan rayonnant et octogonal
(Eglise Sainte Vitale de Ravenne -
547). La réalisation de
mosaïques témoigne de la volonté de
représenter des scènes religieuses. Les
célèbres mosaïques de Sainte Vitale ont pour
principal thème, l'offrande du Christ.
L'iconoclasme de 726 à 843 provoqua la
destruction de nombreuses images saintes. L'art religieux se limita
à la représentation de croix ou d'animaux (oiseaux) et de
plantes symboliques. La fin du IX ème siècle est
marquée par un renouveau culturel appelé
renaissance macédonnienne du nom de la dynastie règnante.
Les artistes s'inspirent fortement de l'héritage
gréco-romain (vierge à l'enfant 867, Eglise Sainte
Sophie).
La prise de Constantinople par les croisés en 1204 eut
pour conséquence la disparition de nombreuses oeuvres d'art mais
aussi le ralentissement de la création artistique. Toutefois,
à partir de 1261 et l'arrivée au pouvoir de la dynastie
des Paléologues, la culture byzantine connait une
brillante renaissance culturelle et la réalisation de
nombreuses fresques (fresque d'Anastase) et mosaïques de grande
qualité.
La beauté de l'art
décoratif byzantin était
connue de l'occident. Les mosaïques
ainsi que les icônes
d'une grande finesse sont devenus des spécificités
de
l'art byzantin.